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Dans les murs

isdaT beaux-arts

Pierres de Vision, Pascal Pique & Philippe Deloison

du 16 au 19 oct. 2018

workshops

salle 203, isdaT beaux-arts
Réservé aux étudiants en années 2 & 3 option design

Le workshop Pierres de visions est proposé par l’Académinérale, l’un des premiers départements du Musée de l’Invisible. L’Académinérale a pour vocation de promouvoir les démarches artistiques, scientifiques, philosophiques ou autres qui expérimentent de nouvelles perspectives sur le monde minéral. Il s’agit d’un projet de création et de recherche, dont les travaux sont restitués au public sous la forme d’expositions ou d’autres manifestations (conférences, séminaires, ateliers, publications). L’évolution actuelle de notre rapport au minéral participe d’une réévaluation de toute l’échelle du vivant et de ses contributeurs, à laquelle notre culture travaille en redéfinissant par exemple le statut de l’animal et du végétal. Les découvertes récentes effectuées par la sonde spatiale Rosetta sur une comète et les rapports supposés entre une origine extra-terrestre du vivant et le minéral, participent du regain d’intérêt pour une biologie minérale.

C’est à cette vaste entreprise qui doit nous permettre de réinventer notre culture de la nature, de la biodiversité et de l’environnement, que le Musée de l’Invisible entend participer. C’est pourquoi le projet de l’Académinérale à une dimension transculturelle et transdisciplinaire, notamment quand il fait appel à l’anthropologie et aux cultures de l’Invisible qui envisagent ce règne comme un monde vivant et actif. La première session de l’Académinérale s’est tenue à l’IAC Villeurbanne le 12 juin 2015, à l’occasion de l’exposition De Mineralis Pierres de Vision.


Pascal Pique a dirigé le FRAC Midi-Pyrénées et le département Art Contemporain et diffusion régionale au Musée des Abattoirs à Toulouse jusqu’en 2012. Historien de l’art, critique et commissaire d’exposition, il développe actuellement le Musée de l’Invisible
une nouvelle instance de création et de recherche transculturelle et transhistorique dédiée aux relations entre l’art et les multiples formes de l’Invisible : de l’astrophysique aux sciences humaines et aux savoirs alternatifs en passant par l’étude des phénomènes naturels, des dimensions visionnaires et des formes d’ésotérismes. Créé en 2013, le Musée de l’Invisible a développé des collaborations avec le Palais de Tokyo (inauguration de l’Académie de l’Arbre), l’Espace culturel Louis Vuitton à Paris (exposition Astralis), la Biennale d’art contemporain de Salvador de Bahia (lancement du manifeste de l’arbre), l’Institut d’art contemporain à Villeurbanne ou le Crac à Sète (expositions Pierres de vision et Athanor). Le programme du Musée de l’Invisible participe d’un projet de recherche en Science de l’art / Esthétique à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne dans le cadre d’un doctorat de troisième cycle.

En 1965, à vingt ans, Philippe Deloison sort diplômé de l’École Boulle. Il se dirige alors dans la création et la fabrication en joaillerie pour la Place Vendôme, le marché américain et asiatique. Très jeune, n’ayant jamais appris à sculpter, il réalise sans aucun travail préparatoire des personnages en ronde-bosse et en ivoire. Il a aussi très vite dessiné, photographié des phénomènes liés à la médiumnité, d’où sa passion pour la peinture, qui ne l’a jamais quitté. La visite des grottes de Lascaux est pour lui une confirmation, d’où son voyage en Australie pour étudier et approfondir l’art Aborigène. Ainsi, parallèlement à son travail de bijoutier et formateur de jeune créateur en joaillerie, il a exposé dans de nombreuses galeries. Il admet tout juste être guidé par quelques « visions médiumniques », de quoi expliquer la part d’étrange qui traverse son œuvre véritablement singulière.

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