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Dans les murs

Genre2030 avec Emmanuel Simon

du 23 au 26 sept. 2020

workshops

salle 310, site Daurade
Réservé aux étudiant·es inscrit·es dans le programme de recherche Genre2030.

En plaçant d’emblée l’ensemble de ses participant·es sur un plan d’horizontalité, le workshop de Clément Rodzielski nous préparait à notre insu, en cette veille de confinement, à d’autres manières de travailler et de vivre ensemble. Libéré·es de toute obsession de hiérarchie, de volonté de domination, il s’agissait simplement de se reposer de soi pour faire place à l’autre et prendre soin de sa pratique.

À présent que nous savons pouvoir nous dépouiller de nos statuts, explorer avec curiosité les îles de chacun, en déceler quelques uns des trésors et vivre en archipel, s’ouvre à nous la possibilité de nous risquer plus loin là où, dans des œuvres à plusieurs mains, les eaux de la maternité ou de la paternité de l’œuvre en viennent à se troubler, où les identités figées en viennent à se dissoudre, pour transmigrer en l’autre, là où deviennent de moins en moins lisibles la marque de chacun·e au profit de la respiration de tous et toutes. Car, pour le dire comme Emanuele Coccia dans Métamorphoses : « Tout moi véhicule l’esprit des autres : ses idées, son souffle, son passé. C’est seulement grâce à cette capacité de transmigration psychique (…) que quelque chose comme une communauté est possible. »


Né en 1989 à Paris, diplômé de l’institut supérieur des arts de Toulouse en 2014, Emmanuel Simon vit désormais à Aulnay-sous-bois. N’ayant pas de pratique d’atelier quotidienne, il travaille là où se tiennent ses expositions ou résidences. Ainsi son travail l’amène à ne produire que pour des temps de monstration publics et toujours en collaboration avec d’autres artistes. Cette manière atypique de questionner le statut de l’auteur ou autrice l’a amené à exposer, tant dans des lieux institutionnels  — comme le 104, lors de la 65e édition du salon Jeune Création en 2014, le Frac Occitanie-Montpellier en 2016 ou la Friche la Belle de mai à Marseille en 2017 — que dans des artists-run space, Lieu-Commun à Toulouse en 2016, Sous les tropiques et LaVallée à Bruxelles en 2016 ou Grande Surface, Bruxelles, en 2018. Il participe également à plusieurs résidences d’artistes comme Post_Production à Lieu-Commun, Astérides à Marseille, Archipel dans les Hauts de France ainsi que lors du festival Des artistes chez l’habitant dans le Tarn. En 2020 son travail sera visible à Plateforme Paris, dans les ateliers 45ter et Cyberrance à Montreuil et Romainville ainsi qu’au Frac Grand-Large à Dunkerque.

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Vue de l'exposition Les bords perdus, isdaT 2015 © Franck Alix