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Dans les murs

isdaT beaux-arts

Mathis Collins

du 28 au 30 oct. 2014

conférences

intervention dans le cadre de Genius Loci du 28 au 30 octobre 2014
conférence mercredi 29 octobre 2014 à 18h — amphi A

Mathis Collins
Né en 1986, il a étudié à Paris-Cergy, Bruxelles, Montréal et Metz. Depuis 2012 il participe aux activités de l’espace d’exposition indépendant Treize (Paris). Après trois étés passés dans les forêts de chênes-liège en Catalogne où il travestit les arbres, organise des carnavals, workshops et participe à des marchés artisanaux, M. Collins revient dans l’atelier pour digérer son expérience de l’art dit participatif. A la frontière de l’artisanat, ses sculptures et performances interrogent les formes que prennent les documents issus des expériences collectives.

L’art de Collins est un théâtre saisonnier en tournée dans les traditions artistiques rurales et urbaines de la méditerranée. Il a comme acteurs l’influence de ces arts sur le quotidien des hommes et comme décor le silence et les pleurs qui accompagnent les tragédies du quotidien. L’été dans les forêts de chênes-liège où est célébré la mue des arbres et l’hiver dans les bars des villes où les ablutions se font aux robinets des tonneaux. Mathis Collins est une estrade publique anthropomorphe, ivre et silencieuse, sur laquelle chacun peut représenter sa tragi-comédie, dessiner ses caricatures et écrire ses pamphlets.

Interrogeant l’influence de l’art sur l’agriculture, l’artisanat, la religion et le tourisme ; forêts, bars, bibliothèques et fontaines publiques sont les lieux privilégiés de l’artiste pour dévoiler des pratiques artistiques inconnues tout en récoltant des écorces, en s’enivrant et en lavant son linge sale.

intervention
«Vive la Sociale est le titre d’un workshop basé sur la figure de l’artiste comme icone et martyr d’une célebration populaire fantasmée ou rêvée par l’auteur lui-même. Un autoportait du poète tenant les clefs de la ville et saluant la foule. Mais qu’y a-t-il de plus imprévisible qu’une foule, si ce n’est l’orateur qui les harangue?

Inspiré par le tableau géant peint par James Ensor en quelques jours L’entrée du Christ à Bruxelles, le titre du workshop indique une énergie dépensée à célébrer une utopie, à laquelle personne n’assistera lors de son inauguration (puisque les génies meurent inconnus et incompris). La base du workshop fonctionnera sur les principes de pédagogie informelle, notamment utilisés en institutions psychiatriques.»
Mathis Collins

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