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Hors les murs

isdaT beaux-arts

FRAC à QUATRE (répliques)

du 17 sept. au 6 nov. 2016

expositions

Fonds régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon à Montpellier
finissage samedi 5 et dimanche 6 novembre 2016

FRAC à QUATRE (répliques) confronte quatre propositions artistiques de Cindy Coutant, diplômée de l’ESA des Pyrénées, Pau-Tarbes (texte, performance), Emma Cozzani, diplômée de l’ESBAN, Nîmes (installation sonore), Jimmy Richer, diplômé de l’ESBAMA, Montpellier (peinture murale) et Emmanuel Simon, diplômé de l’isdaT (peintures en collaboration avec Élise de Castelbajac, Élise Fahey, François Lefèvre et Florent Masante, peintres formés eux-mêmes dans les 4 écoles supérieures d’art de la région).

Ces pièces ont été engagées à l’occasion d’une résidence partagée à Lieu-Commun (Artist Run Space, Toulouse) où les artistes ont pu travailler ensemble et inviter des professionnels en mars et avril dernier, grâce au dispositif Post_Production*.

Assistez au démontage de l’exposition par les artistes les 5 et 6 novembre 2016 dans le cadre du « Week-end des FRAC » ! Avec Emma Cozzani pour une expérience sonore ou la réactualisation de Climax, œuvre réalisée pour l’exposition ; Jimmy Richer pour l’effacement du mural Sitôt que sonne votre obole, Du feu brûlant l’âme s’envole, accompagné de plusieurs assistants vêtus de blanc ; Emmanuel Simon pour le décrochage des œuvres peintes par lui-même et ses invités.

La diversité de leurs préoccupations, la singularité de leurs langages plastiques ou littéraires, engagent des processus artistiques dont l’exposition rend compte dans une confrontation dynamique. À l’instar d’une génération qui se préoccupe moins des objets que des rencontres et de leurs diffractions, l’exposition constitue autant de « situations » impliquant des points de vue multiples, des échos, des prises de position où d’autres que les auteurs pourront se mêler. Car c’est l’enjeu de l’« auctorialité » qui fait un retour important parmi les préoccupations de ces jeunes artistes. Mais, là où les générations de la seconde moitié du 20e siècle poursuivaient un questionnement sur la subjectivité (la sensation, le corps, l’expression…) et sa légitimité dans l’art, il semble que l’enjeu soit désormais celui de la raison commune de l’art dans une société en phase terminale d’implosion individualiste. Et où l’interrogation sur les « valeurs collectives » ne peut plus être un tabou, même si elle passe par l’exploration toujours valide des formes, des signes et des techniques.

C’est notamment le cas avec le travail d’Emmanuel Simon, qui installe un processus pictural ouvert, mettant en abîme l’espace d’exposition où il est invité (l’espace d’exposition du Frac) et permettant à d’autres peintres de s’y « projeter » à leur tour. Sur un mode plus fictionnel, Cindy Coutant élabore un espace textuel performé par elle, où plusieurs voix, jouant comme dans une « Surface de réparation », se répondent, se contredisent, s’invectivent ou se taclent… Emma Cozzani fractionne aussi l’espace, créant des « cellules sonores » à expérimenter pour tenter de percevoir d’autres sons, d’autres voix. Enfin, les peintures de Jimmy Richer ravivent des figures qui semblent imaginaires mais qui proviennent de l’Histoire de l’art : il les projette avec les couleurs artificielles du présent à même les murs, dans des dimensions qui imposent au spectateur d’entrer dans une danse vive et macabre à la fois, dans une scène où les fantômes d’hier et d’aujourd’hui se confondent.

À travers ces 4 situations, et plus, c’est celle d’un monde dans lequel chacun flotte comme un bouchon sur la vague, en inquiétude de ses manières de « faire communauté », qui sera mis en exergue. Coutant, Cozzani, Richer et Simon viseraient-ils, par l’art, une inconstructible société ?

*Post_Production est un programme de soutien aux artistes émergents primé par le ministère de la Culture et de la Communication. Porté par l’ESBAMA, ce dispositif a été initié collégialement par les écoles supérieures d’art de Montpellier, Nîmes, Pau-Tarbes et Toulouse, pour impulser, à travers leurs diplômés, de nouvelles synergies à l’échelle de la nouvelle région, en partenariat avec le Frac Languedoc-Roussillon, Montpellier, et Lieu-Commun, Artist Run Space, Toulouse.

Ce dispositif articule résidence et accompagnement par le Frac dans la production d’une exposition pour 4 artistes sélectionnés parmi les plus jeunes sortants de ces 4 écoles supérieures d’art, et leur permet de mener à bien un projet grâce à l’accompagnement d’acteurs professionnels, dans toutes les étapes de son élaboration.

Post-Production offre aux jeunes artistes sélectionnés :
– Une résidence qui s’est déroulée à Lieu-Commun du 29 février au 29 avril 2016. Les artistes ont bénéficié d’un espace de travail, d’un accompagnement technique et artistique. Les résidents avaient également la possibilité de lancer des invitations à des auteurs, des musiciens, des artistes de leur choix dans le cadre de la participation à la programmation d’événements de Lieu-Commun. Invités : Sophie Lapalu, Benjamin Paré, Mickaël Roy, Anaïs Armelle Guiraud, Vir Andres Hera.
– Une exposition au Frac Languedoc-Roussillon à Montpellier durant l’automne 2016, et un accompagnement par le directeur et les équipes du Frac Languedoc-Roussillon. L’exposition est inaugurée en partenariat avec le Salon drawing room 2016, et se termine le dimanche 6 novembre, dans le cadre de l’événement national Week-end Frac. Des rencontres avec les artistes et des performances seront proposées ces deux week-ends au Frac ou à La Panacée.
– Une bourse de 2 000 €.

FRAC LANGUEDOC-ROUSSILLON
4, rue Rambaud BP 11032 — 34006 Montpellier Cedex 1
Tél. 04 99 74 20 35 — www.fraclr.org
Ouvert du mardi au samedi de 14h à 18h — Fermé les jours fériés

  • Linkedin isdat

Dessin Emmanuel Simon, 2016.