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Hors les murs

isdaT beaux-arts

État des recherches #1, Louise Mariotte et Ana Samardžija Scrivener

mercredi 21 oct. 2015

séminaires

16h — BBB centre d’art, 96 rue Michel Ange, Toulouse

Présentation d’expériences menées dans le cadre du colloque Jeunes Chercheurs — Exposer la recherche, LARA-SEPPIA, du 19 au 21 oct. 2015 (dir. Céline Henry, Sergueï Wolkonsky), par Louise Mariotte, diplômée de l’isdaT, et Ana Samardžija Scrivener, professeur à l’isdaT.

Ce colloque se propose d’explorer les formes actuelles et éventuelles de la recherche en art, dans l’enseignement supérieur en particulier. Il s’agit de privilégier le partage d’expériences transversales dans le domaine de la création-recherche, en instaurant notamment un dialogue original et productif entre universités et écoles d’art. Une mise en espace de la recherche en art sera également expérimentée, de manière à interroger la recherche en pratiques et en actes.

« Quand le temps se fait suffoquant, à la fois saturé et pauvre en expériences, il arrive que l’on rencontre quelques uns de ces « caractères destructeurs » qui nous enseignent à voir encore un chemin, « là où d’autres buttent sur des murs ou des montagnes ». Ils se rencontrent parmi les banquiers, explorateurs, fugitifs, physiciens, ouvriers, architectes, écrivains, philosophes, artistes… Ils sont même particulièrement fréquents parmi les artistes depuis un siècle exactement. Comment comprendre ceci que pour se ressaisir de quelque chose à transmettre, il faut savoir réduire, effacer, suspendre, simplifier, « faire table rase », dissoudre… bref, détruire ? Qu’il soit parfois recommandé de faire dérailler le langage pour y faire transparaître les sons ? Ou encore, pour faire bon ménage, de casser quelques assiettes ? Ou encore, comme nous l’apprend la technique cinématographique, de faire exploser la temporalité routinière, pour pouvoir, parmi ses débris, faire « tranquillement d’aventureux voyages »* ?

Nous présenterons quelques unes de ces rencontres et des leurs enjeux, en nous appuyant sur des expériences menées depuis 2010 dans le cadre d’un projet de recherche Problèmes contemporains de la forme. Entre art et philosophie développé par l’isdaT beaux-arts et l’UFR de philosophie de Paris VIII. »

* Les passages cités sont de Walter Benjamin, Caractère destructeur, (1931), trad. R. Rochlitz, Œuvres II, Paris, éd. Gallimard, Folio essais, p. 332, Expérience et pauvreté, (1933), trad. P. Rusch, op.cit., p. 364-372, et L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique (version 1939), trad. M. de Gandillac, revue par R. Rochlitz, Œuvres III, Paris, éd. Gallimard, Folio essais, p. 305.

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