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Dans les murs

isdaT beaux-arts

Atelier BL119

du 4 au 8 nov. 2014

workshops

workshop réservé aux étudiants en année 3 option design — salle 202/203

BL119 est un atelier composé de deux designers, Grégory Blain et Hervé Dixneuf, tous deux diplômés de l’Ecole superieure d’art et dedign de Saint-Étienne.

« Le travail.
À travers leur vision du travail, on peut dire que ce duo cultive l’échange, une confrontation de points de vue, de dessins, d’échelles, avec la conviction de pousser la justesse de la réponse. Leur méthode lie la remise en question de leur propre expérience, l’intuition et l’envie de créer des objets simples. Pour cela, pas de protocole prédéfini mais la vision d’un manque, l’envie d’expérimenter une matière, d’explorer de nouveaux usages, de revisiter ou de (re)former des objets, de les dessiner autrement : « Le rock a 60 ans. On continue d’en faire, bon ou pas » En effet, la forme absolue n’est, selon eux, jamais atteinte, au contraire de la forme juste. Elle émerge d’un travail nourri d’influences et de prise de recul sur l’histoire, et d’une recherche d’harmonie entre dessin et fonction. L’important étant, avant tout, de trouver le contexte pour faire naître des formes, des objets.

La forme.
Prendre forme est une préoccupation précise pour des objets simples, qui ne cachent rien, évidents pour certains, naïfs ou primaire pour d’autres. Vision romantique, certes, mais surprenante : l’alchimie entre la modestie esthétique et la justesse formelle, qu’elles se situent au niveau du dessin ou de la technique. Cet univers dépasse la question du bon ou du mauvais goût. Ce sont des objets qui reçoivent, révèlent non pas leur stature mais l’espace. C’est, en d’autres termes, une mise en valeur de l’autre, inerte ou humain : une contemplation. Leur travail n’est est pas pour autant froid, lent, facile ou rigide. Au contraire, chaleureux par leur singularité, un dessin clair, une technicité aiguisée, un imaginaire prospère. Objets détachés de superflu, de touche high-tech ou déco, ils se distinguent par un retour à leur fonction. Dans leur usage, ils ne se consomment pas pour leur ce qu’ils disent mais pour ce qu’ils sont. Une position en marge du paysage, manifeste mais utile, radicale mais paisible : « la clarté de l’objet.»

Le dessin
La poésie s’attarde sur le signifiant, représente la fonction, sans ambiguïté, de manière inévitable et assez inédite. La lecture dépasse la forme de l’objet pour voir l’image de sa fonction. Cette forme devient sculpturale, tellement démystifiée qu’elle retrouve une forme naturelle sous un autre, nouveau, dessin. Elles ne sont pas dépassées par leur fonction et sont les témoins de l’analyse de Jean Baudrillard, constatant, dans Le système des objets1, que ceux-ci ne puisent plus leur sens dans leur fonction pratique mais dans leur matérialité. Cette manière séduit par sa mono-fonctionnalité évidente, qu’elle soit ludique ou symbolique. Ce sont à la fois des réponses claires et directes à des usages banals, mais aussi des propositions singulières pour des comportements futurs ou rêvés.

Une ambivalence naît, entre dessins justes et usages énigmatiques, donnant un ton léger, efficace et précis à leur production et démontrant l’envie de ne pas se répéter mais plutôt de poursuivre une démarche intègre (risquée), celle de leurs propres dessins… »
Pierre Tesson, extrait de l’article paru dans la revue Archistorm n°44, septembre-octobre 2010, p.117

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