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Dans les murs

isdaT beaux-arts

Ich?… et la photocopieuse !, Klaus Merkel & Amandine Rué

du 18 au 22 fév. 2019

workshops

workshop poster
15 étudiants — salles 305 et 307

Workshop ouvert aux étudiants en années 2 à 5 options art et design graphique.

Deux approches de l’affiche se suivront dans un seul workshop sous la forme de rencontres tectoniques, jouant sur différentes manières de réaliser une affiche. 

Partant du constat, à l’ère numérique, de son obsolescence, beaucoup d’artistes s’emparent de l’affiche comme objet de réflexion. Ce support est un outil permettant de reconsidérer notre rapport aux images et à la notion d’exposition.

Klaus Merkel, artiste allemand et professeur de peinture à la Kunstakademie de Münster, et Amandine Rué, artiste française, résidente de l’atelier Trois-a (Toulouse), vont proposer, pour l’un, une approche de l’affiche autour du soi “afficher sa subjectivité”. Et pour l‘autre, il s’agira d’engranger un processus infini de production/copie à partir d’une œuvre multiple de Lawrence Weiner.


Après un cursus à l’ENSBA Lyon, Amandine Rué co-pilote la maison d’édition Broadcast Posters. Depuis 2007, elle a travaillé avec une trentaine d’artistes sur des publications largement diffusées lors d’évènements tels que la Biennale d’art contemporain de Lyon.

En 2016, suite à une résidence d’échange avec l’Institut français de Stuttgart, elle sélectionne des œuvres d’art concret, provenant du fonds graphique de la Staadtbibliotek de Stuttgart, afin de constituer son projet d’exposition et de publication. Puis en 2017, lors de sa résidence à l’École Nationale de l’Aviation Civile (Toulouse), elle dédie son temps de recherche à réhabiliter le nom de l’artiste qui a conçu la sculpture 1% de la cour de l’école. Cette résidence est aussi l’occasion de mettre en place des évènements fédérateurs de convivialité et d’échange avec les étudiants et le personnel de l’école. En 2019, Amandine Rué convie l’artiste Alex Chevalier à venir exposer dans son espace de travail. Cette invitation résulte de leur préoccupation conjointe autour de la pratique de l’édition.

À la fin des années 1980, le peintre Klaus Merkel a commencé à s’interroger sur le statut de l’image unique. Dans l’exposition (freundlich/friendly) à l’Art Society for the Rhineland et Westfalia, Düsseldorf, le peintre a montré 25 grandes peintures sur un mur. La pluralité d’images s’est transformée en une seule grande image. Au début des années 1990, il a dupliqué ses travaux précédents à l’échelle 1:10 sur sept panneaux d’écran avec plus de 500 miniatures. Avec ces Katalogbildern/Catalogpaintings, il a créé une vue d’ensemble de son travail et l’a rendu disponible comme matériel. C’est ainsi qu’un système d’imagerie a été mis en place, auquel Merkel accède encore aujourd’hui.

Master Slave System est le titre d’un plus grand groupe d’œuvres. Ce terme ambigu est utilisé pour désigner des images, des expositions, des conférences, etc. L’atelier de Klaus Merkel est également appelé “Master Slave System”, dans le sens de la dualité dans la relation entre le concept de l’artiste et son artisanat. Il fait référence au double rôle de l’artiste et du producteur, et à la tension entre l’idée et la répétition dans les tableaux.

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Hydra (for Ornette Coleman), Klaus Merkel, 2015, Öl auf Leinwand, 220 x 190 cm