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Dans les murs

isdaT beaux-arts

Corps à venir — à (d)écrire, Sylvie Nève

du 25 au 29 mars 2019

workshops

workshop écriture
année 1 — 20 étudiants
salle 210 bis

Le cinéma et la fiction déclinent le corps qui advient animal (loup-garous, vampires), celui que science, rayons, technique, dotent de super-pouvoirs : Hulk, Batman, Superman, la métamorphose sans retour à l’humaine condition (La Mouche de Cronenberg, le cancrelat de Kafka dans La Métamorphose)…

Peu de femmes : parce que la grossesse (le réel du corps), les marques du sceau d’une “transformation” essentielle ? L’adolescence fait cette difficile expérience : poussée de poils, croissance accélérée des os — la vieillesse, traversée inverse, douloureuse. Heureusement s’invite le corps de l’accouplement : “bête à deux dos”…

Mais la science dépasserait la fiction : bébé-éprouvette, clones, intelligence artificielle, corps augmenté, transhumanisme… Transgenre quand la souffrance psychique pousse à changer de sexe.

Tant de corps – que les sirènes de la publicité triomphante somment de rétrécir : “Elle est tellement mieux dans son corps : elle a perdu 15 kilos” (XLS Médical (!))…

Mieux que ces sirènes : chantons, déclamons, rebellons, décrivons nos corps à venir… Rêvons, réveillons, écrivons, crions le corps à venir !

Sylvie Nève (1958), poète, vit et travaille à Arras, a collaboré depuis 1976 à de nombreuses revues de poésies, et publié une vingtaine de recueils ; elle pratique la lecture/action (en public), seule ou en duo avec Jean‑Pierre Bobillot, depuis 1978 ; en duo avec la percussionniste Sylvie Reynaert, depuis 2008 ; plusieurs fois invitée au festival Polyphonix, aux Voix de la Méditerranée à Lodève (2004, 2014), au Festival de Théâtre de Blaye (2010, 2012, 2016, 2018), aux Inouïes (2009, 2010, 2013, 2014), aux Voix Vives de Sète (2016), etc..

Elle a notamment publié Suite en Sept sales petits secrets (éd. Atelier de l’Agneau), De Partout, En Mer en Vers (Les Contemporains favoris), Érotismées, Bande de Gaza (Atelier de l’Agneau), Abêtcédaire (Les Hauts Fonds), inventé une forme poétique qu’elle a baptisée poème expansé, combinée avec le principe de réécriture, elle a entrepris sa version du Bateau ivre, de Barbe bleue, etc. Sur le poème Bande de Gaza, Éric Daubresse a composé en 2007 un oratorio ; sur l’Ode à Oum Kalthoum, Emmanuel Séjourné a composé pour oud et percussions en 2013.

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J’écris par là, par la bouche, Sylvie Nève