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Dans les murs

isdaT beaux-arts

Tiphaine Kazi-Tani

mercredi 23 janv. 2019

lectures

18h, amphi A

Comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer le design critique & spéculatiF™

enjeux

Le design dit “critique et spéculatif” émerge à la fin des années 90 sous l’impulsion d’Anthony Dunne, alors jeune chercheur britannique qui publie les résultats de sa thèse en design sous la forme d’un ouvrage qui fera date : Hertzian Tales. Pour Dunne, par la suite accompagné par Fiona Raby — chercheuse et enseignante formée à l’architecture, ou design et aux sciences sociales — avec qui il prend la tête du département Interaction Design au Royal College of Art, le design est en capacité de “mettre au défi les présupposés concernant le rôle des produits dans notre vie de tous les jours” (Critical Design FAQ). Se revendiquant des accointances avec l’activisme, force est toutefois de constater que le design critique — et ses corollaires comme le design fiction — n’a au mieux pas su sortir des musées et des galeries où il s’est appuyé sur des conditions spécifiques de réception, et au pire, est devenu un rejeton contemporain et branché de la prospective, qui permet dorénavant aux entreprises de sous-traiter la critique et de corriger certaines zones de friction inhérentes à la diffusion et l’intégration de leur production.

L’intervention de Tiphaine Kazi-Tani se propose de faire un point sur les limites du design critique, d’en indiquer les faiblesses, de critiquer le replaquage du design sur l’activisme et de présenter quelques travaux qui tentent de “décoloniser” ces formes expérimentales du design.


Tiphaine Kazi-Tani est designer-chercheur·e associé·e au CoDesign Lab de Telecom ParisTech et à la Cité du Design de Saint-Étienne, son travail porte sur des manières mineures ou minoritaires de faire du design, en lien avec des subjectivités politiques dissidentes, marginales (queer, trans*, et généralement en tension avec les cadres perçus de la normalité). Associé·e au commissariat de la Biennale Internationale de Design en 2017, ielle y a également présenté une recherche immersive sur le collectif Gynepunk, qui a fait l’objet d’un design spécifique dirigé par la plasticienne-designer Hélène Mourrier. Depuis 2017, Tiphaine Kazi-Tani enseigne également à l’ESADSE, où ielle est responsable du diplôme supérieur de recherche en design. Son travail a été présenté au Centre Georges Pompidou, au Magasin, au California Center for the Arts, etc. Ielle est associé·e au commissariat du pavillon français de la XXIIe Triennale de Milan (2019).

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