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Dans les murs

isdaT beaux-arts

Stephen Wright, Faire usage du pays lui-même comme sa propre carte  : vers un art à l’échelle 1 : 1

mercredi 18 mars 2015

lectures

18h — amphi A
intervention Phallophories / Forum mises en espace le jeudi 19 mars

Stephen Wright enseigne la pratique de la théorie à l’École européenne supérieure de l’image (EESI), où il est professeur dans le programme de recherche « Documents et art contemporain ». Ses recherches portent notamment sur les pratiques artistiques à l’échelle 1 : 1, interrogeant les conditions de possibilité et d’usage d’un art sans œuvre, sans artiste et sans spectateur, c’est-à-dire d’un art qui se soustrait délibérément à l’horizon d’événements.

Depuis 2004, il a organisé une dizaine d’expositions qui, en interrogeant des pratiques à faible coefficient de visibilité artistique, soulèvent la question d’un art de la discrétion. Dans le cadre du postdiplôme de l’EESI, il assure en 2014-15 l’activation de Documents sans support, sans surface : quand ouï-dire c’est faire et de l’Observatoire de rumorologie forensique (Marseille). Depuis 2013, en tant que commissaire, il cherche à accompagner le tournant usologique en cours dans les domaines de l’art et de l’épistémologie, s’intéressant notamment à l’escapologie contemporaine et à l’activation des pratiques en dehors de l’économie attentionnelle de l’exposition, animant notamment le réseau IDEA-Z.

En 2013, il a publié Toward a Lexicon of Usership, une sorte de lexique des usages, s’efforçant de repenser le vocabulaire et les institutions conceptuels hérités de la modernité, à la lumière du tournant usologique des dix dernières années. Traduite en plusieurs langues, l’édition française de Pour un lexique des usages est parue fin 2014.

conférence
À peu d’exceptions près, c’était à l’échelle réduite que l’art du vingtième siècle entendait cartographier le réel… Or, dans Sylvie and Bruno Concluded (1893) Lewis Carroll nous présente un personnage quelque peu hors de ce monde, nommé Mein Herr, qui parle d’une pratique cartographique, et d’un usage de territoire, en vigueur dans son pays, mais inouïs pour ses interlocuteurs : « use the land itself, as its own map ». Utiliser le territoire comme sa propre carte ? N’est-ce pas précisément cette logique d’un « art à l’échelle 1 : 1 » que nous voyons à l’œuvre chez un nombre croissant de praticiens contemporains qui font du territoire lui-même sa propre cartographie ?

intervention en option art
— rencontre avec les étudiants et enseignants de la phase programme art ( années 2 et 3, Phallophories ) d’une part et avec les étudiants et enseignants de la phase projet art (années 4 et 5, Forum) d’autre part
— participation aux mises en espace des étudiants option art années 4

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