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Dans les murs

isdaT beaux-arts

Les bords perdus

du 11 juil. au 2 août 2015 et du 2 sept. au 9 oct. 2015

exhibitions

exposition
du 11 juillet au 2 août 2015 et du 2 septembre au 9 octobre 2015
palais des arts, isdaT
entrée libre du mercredi au samedi de 13h à 18h
vernissage
mercredi 30 septembre 2015 à 18h30

Une proposition de Yoann Gourmel 

Conçue en plusieurs temps, cette exposition pourrait reprendre à son compte le titre d’une courte nouvelle de Julio Cortázar et se faire le reflet d’une Petite histoire tendant à illustrer le caractère précaire de la stabilité dans laquelle nous croyons vivre, autrement dit : les lois pourraient céder du terrain aux exceptions, hasards et improbabilité, et c’est là que je t’attends.

Jusqu’à l’avènement du white cube au milieu des années 1940, il n’était pas rare que l’on «habille» les espaces d’exposition par des tapisseries ou des boiseries.

Il arrivait ainsi que l’on recouvre les murs d’un papier peint aux motifs végétaux pour y accrocher des peintures de paysage, afin de créer un décor d’intérieur en relation avec les œuvres exposées. Aujourd’hui, si les murs blancs des galeries constituent la toile de fond la plus répandue pour l’exposition d’œuvres d’art, son lieu commun, ils n’en demeurent pas moins une convention, un décor avec lequel les artistes doivent composer, allant pour certains jusqu’à en faire le matériau de leur pratique. Jouant avec l’envers de ce décor à la neutralité supposée et inspirée par la nature ambigüe du palais des arts – un cube blanc « inséré » dans un bâtiment patrimonial – une des premières hypothèses de travail de cette exposition a été de proposer à six artistes et un designer graphique diplômés de l’isdaT d’imaginer chacun un fond sur lequel se déploierait l’accrochage de leurs œuvres ou de celles des autres dans l’idée d’une permutation possible entre elles. Cette règle du jeu, rapidement détournée par ses participants, visait à instaurer une dynamique de contamination mutuelle et évolutive entre des œuvres choisies ou produites pour l’occasion accrochées sur des œuvres murales spécifiquement réalisées pour les accueillir, comme une tentative de fondre plusieurs expositions en une.

Construite sur des tentatives de dialogues, de frictions, de confrontations et de superpositions entre des œuvres dans un espace et un temps donné, cette exposition se pose ainsi à la fois comme résultat et point de départ d’une situation de travail collectif visant à se faire le reflet des processus de travail de chacun des artistes invités. Davantage qu’un thème qui viendrait unifier la lecture de leurs œuvres, elle interroge leur autonomie en fonction de leur « support » et de leur environnement et la manière dont ceux-ci influencent, déterminent ou brouillent leur perception et leur expérience.

Dans ce contexte, les fonds ou les bords perdus qui désignent en imprimerie la partie d’un document se trouvant après la coupe à l’impression, renvoient ici à des œuvres qui débordent de leur cadre, jouant de processus instables d’effacements et d’apparitions, de permutations et de transpositions.

avec Thomas Bernardet, Rémi Groussin, Benjamin Renaud, Romain Ruiz Pacouret, Emmanuel Simon, Lisa Tarerait et Marie Zawieja, artistes et designer diplômés de l’isdaT beaux-arts.

  • Linkedin isdat

Document de Travail n° F1000014, Thomas Bernardet, diplômé de l’isdaT, 2011, photographie, dimensions, utilisations et visibilité variables.