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Dans les murs

isdaT beaux-arts

État des recherches #7, Valérie du Chéné

mercredi 13 avr. 2016

seminars

18h — amphi A

Le séminaire État des recherches est un moment public pour découvrir les pratiques et les recherches artistiques des membres de l’isdaT. 

Valérie du Chéné vit et travaille à Coustouge (11), Toulouse et Paris. Après une formation construite au carrefour de l’art (ENSBA, Paris) et de l’urbanisme (ENSAAMA Olivier de Serres, Paris), Valérie du Chéné a développé un travail de couleur et de volume autour de la rencontre et de la confrontation :
avec l’autre — Bureau des ex-voto laïques (2006), Divagation (2009), Rysthewin (2011) ;
avec l’espace — commandes publiques Mirage (2007), Air(e)s
de repos
(2013), Éclats de paysage (2013) — et de sa représentation fondée sur les notions d’image et de lieu.

Il lui est important en tant qu’artiste aujourd’hui de rendre visible des mécanismes de vies ou des éléments de volumes qui n’apparaissent pas ou plus : « rendre visible un morceau de réalité ». Pour certains projets, elle fait intervenir le langage sous une forme protocolaire d’enquêtes auprès de personnes volontaires avant de produire peintures dessins ou sculptures — Lieux dits au Japon (2010), Incidence à Paris (2013). En 2014, elle collabore avec l’historienne Arlette Farge à propos des archives judiciaires du XVIIIe à Paris ; un livre des éditions La pionnière, « La Capucine s’adonne aux premiers venus » en découle, ainsi qu’une exposition L’Archipel au CRAC Languedoc-Roussillon à Sète. Parallèlement, Valérie du Chéné fait un travail intitulé « À yeux ouverts, les oreilles n’ont pas de paupières », avec les détenus du Centre Pénitentiaire de Béziers en partenariat avec le MRAC Languedoc-Roussillon de Sérignan. Un livre des éditions Villa Saint Clair, « En mains propres », restitue cette expérience.

Depuis 2012, Valérie du Chéné est enseignante et coordinatrice de la première année à l’institut supérieur des arts de Toulouse, département beaux-arts, avec trois ateliers : « Ondes à Sonder », « Tomber dans l’espace », et « Les films ne poussent pas dans les arbres contrairement aux bananes qui mûrissent au soleil ».

* Le Tir à l’arlequin est un concours qui a lieu une fois par an en Belgique. Il est organisé par les Arbalétriers de la Gilde de St-Georges à Bruxelles. L’objectif de ce tir est d’atteindre en six flèches, un score idéal fixé par tirage au sort.

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Cible n°2, Tir à l’arlequin*, Valérie du Chéné, gouache sur papier, 24 x 30 cm, 2012.