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Dans les murs

isdaT beaux-arts

Les écritures de la ville, Philippe Artières

mercredi 19 déc. 2018

lectures

18h — amphi A, isdaT beaux-arts

Depuis la Commune de Paris, grand moment de désordre graphique, les écritures dans l’espace urbain font l’objet d’une attention spécifique. Du tatouage exhibé sur son corps par un passant, aux enseignes des magasins, jusqu’aux mots laissés dans la cage d’escalier, mais aussi en passant par les graffiti, et autres affiches apposées sur les murs, l’écrit est partout. Il compose l’autre grande littérature de notre contemporain. Quelles sont ces écritures ? Comment les a-t-on regardées précédemment ? Comment appréhender ce corpus à multiples facettes ? Quelles connaissances sur notre contemporain produisent l’étude de ces écrits de la ville ?

Telles seront quelques-unes des questions qui seront posées à partir de dossiers particuliers. Faire une histoire attentive à des objets graphiques pour nourrir à la fois notre perception du monde et celle des formes de création, tel est l’objet de cette conférence.


Philippe Artières, né en 1968, est historien, directeur de recherches au CNRS au sein de l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain de l’EHESS à Paris. Ses travaux ont porté depuis sa thèse de doctorat sous la direction de Michelle Perrot (1996), sur l’histoire contemporaine de l’écriture. À travers une série d’études, celle d’un corpus d’autobiographies de prisonniers, les archives d’une entreprise parisienne de néon, les affiches de l’atelier populaire des Beaux-Arts de Paris en 1968, les billets des anarchistes des années 1890, il s’attache à esquisser une histoire non littéraire de l’écrit, celle de l’inscription comme geste de subjectivation. Il a publié un ensemble d’ouvrages dont La Police de l’écriture (La découverte, 2016), La Banderole (Autrement), La vie écrite, Thérèse Martin (Les Belles Lettres, 2010).

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