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Dans les murs

isdaT beaux-arts

Alexander Kluge, Le Frêle Bruit de la Révolution

du 21 sept. au 21 oct. 2018

events

Mur, isdaT beaux-arts et divers lieux
ouvert du mercredi au dimanche de 12h à 19h
Le Printemps de septembre — à Toulouse
Fracas et Frêles Bruits, du 21 sept. au 21 oct. 2018

Festival gratuit dédié à la création contemporaine sous toutes ses formes, Le Printemps de septembre investit tous les deux ans près de 25 lieux partenaires à Toulouse, son agglomération et la région Occitanie. Son édition Fracas et Frêles Bruits réunit les œuvres de près de 80 artistes internationaux, dont un grand nombre seront produites spécifiquement pour leurs lieux de monstration. Dans ce cadre, Le Printemps de septembre présente trois projets à l’isdaT : France Électronique, une exposition collective sur l’imaginaire électronique dans les arts visuels en France conçue par Jill Gasparina, une installation de l’artiste Alain Bublex qui accueillera la Radio *DUUU bout de la nuit lors des Nocturnes du festival avec une programmation de *DUUU Radio, et Le Frêle Bruit de la Révolution, vidéo de l’artiste Alexander Kluge.

 


Écrivain, cinéaste et philosophe, Alexander Kluge est actif depuis plus de cinquante ans et fait désormais partie des “monstres sacrés” : il fut proche du philosophe Theodor W. Adorno, il a tenu un rôle central dans l’histoire du Nouveau Cinéma allemand, il a reçu un Lion d’or à la Mostra de Venise pour son second long-métrage ainsi que le prestigieux prix Georg-Büchner pour son œuvre littéraire et il dirige aujourd’hui une audacieuse société de production audiovisuelle.

Pour présenter ce travail abondant et varié, le Printemps de septembre propose une exposition disséminée dans la ville, telle une constellation avec pour point d’ancrage la projection au Goethe-Institut de son premier court-métrage Brutalität in Stein (Brutalité en pierre, 1961). Ce film, où Kluge donne à voir la manière dont le passé nazi survit dans ses ruines, contient déjà le programme de son œuvre : un cinéma engagé qui met en question l’historiographie dominante.

Alexander Kluge imagine aussi une série de courts montages inédits en écho au titre de l’édition 2018 du festival Fracas et Frêles Bruits. Retrouvez dans divers lieux de la ville (au CIAM — La Fabrique, à la Cinémathèque de Toulouse, au Goethe-Institut, à l’isdaT et à la Médiathèque José-Cabanis) des ponctuations vidéo qui manifestent la variété des centres d’intérêt de l’artiste, de la musique à la littérature en passant par l’histoire de la pensée.

 


l’artiste

D’abord élève du philosophe Theodor Adorno et juriste, Alexander Kluge a été l’assistant de Fritz Lang sur son film, Le Tombeau hindou, puis a commencé en 1961 sa carrière de cinéaste. Signataire du manifeste d’Oberhausen qui marque le nouveau cinéma allemand, il en devient le principal défenseur auprès des pouvoirs publics afin de favoriser les aides à la création d’œuvres peu appréciées de l’industrie du divertissement. Il a réalisé de nombreux documentaires, courts et longs-métrages et s’est également imposé comme l’un des principaux écrivains de fiction et de critique sociale allemands de la fin du XXe siècle.

Alexander Kluge a reçu le prix Theodor W. Adorno en 2009 et le prix Heinrich Heine en 2014. Pour l’ensemble de son œuvre, il a reçu le prix Georg Büchner en 2003 et le Grimme Award en 2010. Le tome 2 de son ouvrage Chroniques des sentiments sort chez P.O.L en septembre 2018. Né en 1932 à Halberstadt, il vit et travaille en Allemagne.

Exposition réalisée en partenariat avec le Goethe-Institut dans le cadre de la Quinzaine Franco-Allemande en Occitanie.
Remerciements : Aude Pierre.

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Visuel © Alexander Kluge, extrait de Der mit den Bildern tanzt